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DPGF, DQE et BPU : quelles différences ?

DPGF, DQE et BPU sont des documents de chiffrage des marchés de travaux. Ils ne sont pas interchangeables : c'est le type de marché qui détermine celui à utiliser. Voici comment les distinguer.

Par L'équipe ArchiScript · Mis à jour le 7 octobre 2026

Le principe : le type de marché décide du document

Deux logiques de prix existent dans les marchés de travaux. Le prix global et forfaitaire fixe un prix pour l'ensemble de l'ouvrage défini par les pièces du marché. Les prix unitaires fixent un prix par unité d'ouvrage, payé selon les quantités réellement exécutées.

Le DPGF relève de la première logique ; le BPU et le DQE relèvent de la seconde.

Comparatif

DPGFBPUDQE
SignificationDécomposition du prix global et forfaitaireBordereau des prix unitairesDétail quantitatif estimatif
Type de marchéPrix global et forfaitairePrix unitairesPrix unitaires
ContenuLes postes de chaque lot, avec le prix de chacunLe prix unitaire de chaque nature d'ouvrage, sans quantitésLes quantités estimées de chaque ouvrage
Qui renseigne quoiL'entreprise indique ses prix, sur un cadre fourni dans le DCEL'entreprise indique ses prix unitairesLe maître d'œuvre fournit les quantités estimées ; les prix viennent du BPU
UsageDétailler le prix forfaitaire de l'offreServir de référence de prix pendant l'exécutionComparer les offres (quantités × prix unitaires)

Le DPGF en détail

Dans un marché à prix global et forfaitaire, le prix couvre l'ensemble des travaux décrits dans les pièces du marché. Le DPGF décompose ce prix lot par lot et poste par poste, pour que chaque entreprise chiffre le même périmètre : les offres deviennent comparables.

Le règlement de la consultation précise ce que l'entreprise doit renseigner, et si les quantités lui sont fournies ou si elle doit les établir.

Le BPU et le DQE en détail

Dans un marché à prix unitaires, l'entreprise s'engage sur un prix par unité (m², m³, unité, etc.). Le BPU liste ces prix.

Le DQE associe à chaque ouvrage une quantité estimée : multipliée par le prix unitaire, elle donne un montant estimatif du marché. Le montant final dépend des quantités réellement exécutées.

Ce qui fait un bon DPGF

  • Il reste cohérent avec le CCTP : mêmes lots, mêmes intitulés.
  • Il est complet : un poste oublié est une source de litiges et de plus-values.
  • Les unités et, le cas échéant, les quantités sont claires.
  • Les limites de prestations sont alignées avec celles du CCTP.